Les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques : ce qu’il faut savoir

Temps de lecture : 5 minutes

Un sujet qu’on ne peut plus ignorer

Les perturbateurs endocriniens font partie des sujets de santé publique les plus documentés de ces vingt dernières années. Pourtant, dans le monde de la beauté, on en parle encore trop peu clairement.

Ce n’est pas un sujet anxiogène. C’est un sujet de connaissance. Savoir ce que contiennent les produits qu’on applique sur sa peau chaque jour, et ce que ces ingrédients font dans le corps, c’est une décision éclairée.


Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien

Le système endocrinien est l’ensemble des glandes qui produisent les hormones : thyroïde, ovaires, surrénales, pancréas. Ces hormones régulent des fonctions essentielles : métabolisme, reproduction, humeur, croissance, réponse au stress.

Un perturbateur endocrinien est une molécule chimique qui interfère avec ce système. Elle peut imiter une hormone naturelle, bloquer son action, ou perturber sa production. En très faibles doses et sur le long terme, ces interférences peuvent avoir des effets mesurables sur la santé.


Pourquoi c’est particulièrement important après 40 ans

Après 40 ans, le système hormonal est déjà en transition. La production d’œstrogènes diminue, l’équilibre entre les différentes hormones se modifie. La périménopause et la ménopause amplifient ces changements.

Dans ce contexte de fragilité hormonale, l’exposition régulière à des molécules qui imitent ou perturbent les hormones n’est pas anodine. Ce n’est pas une certitude catastrophiste, c’est une précaution de bon sens.


Les perturbateurs endocriniens les plus courants dans les cosmétiques

Les parabens

Methylparaben, Ethylparaben, Propylparaben, Butylparaben. Ils sont utilisés comme conservateurs dans de nombreuses crèmes, lotions et shampoings. Ils imitent faiblement les œstrogènes dans le corps.

Depuis quelques années, les grandes marques les ont progressivement retirés de leurs formules sous la pression des consommateurs. Mais ils sont encore présents dans de nombreux produits d’entrée de gamme.

Les phtalates

Souvent cachés derrière le terme « Fragrance » ou « Parfum » dans les listes INCI. Les phtalates sont utilisés pour fixer les parfums et assouplir certains polymères. Ils sont associés à des perturbations hormonales documentées.

Certains filtres UV chimiques

Benzophenone-3 (Oxybenzone), Octinoxate, Homosalate. Présents dans de nombreuses crèmes solaires et produits de jour avec SPF, ils pénètrent dans la circulation sanguine et ont montré des propriétés perturbateurs endocriniens dans plusieurs études.

Le BHA (Butylated Hydroxyanisole)

Un antioxydant synthétique utilisé comme conservateur. Classé comme perturbateur endocrinien possible par plusieurs agences de santé européennes.

Le triclosan

Un agent antibactérien encore présent dans certains savons et dentifrices. Son utilisation est de plus en plus restreinte en Europe mais il reste présent dans certains produits.


Comment les éviter concrètement

Lire les listes INCI

C’est le seul moyen fiable. Les applications comme Yuka, INCI Beauty ou Think Dirty permettent de scanner les produits et d’identifier les ingrédients problématiques rapidement.

Se méfier du terme « Fragrance » ou « Parfum »

Ce terme générique peut cacher des dizaines de molécules dont la composition n’est pas divulguée. Les produits qui précisent « parfum naturel » ou qui listent les huiles essentielles utilisées sont plus transparents.

Choisir des conservateurs alternatifs

L’acide benzoïque, le benzoate de sodium, l’acide sorbique ou la vitamine E (Tocopherol) sont des conservateurs généralement mieux tolérés que les parabens.

Privilégier les certifications

Certaines marques s’appuient sur des certifications officielles. D’autres, comme Amatera, ont développé une charte qualité stricte qui va parfois plus loin que les certifications dans le choix des ingrédients. L’essentiel est de pouvoir lire et vérifier la liste INCI plutôt que de se fier uniquement à un logo.


La position d’Amatera

Chez Amatera, le choix d’une formulation sans perturbateurs endocriniens n’est pas un argument marketing. C’est une conviction fondatrice.

Formuler des soins pour des femmes en transition hormonale après 40 ans et y intégrer des molécules qui perturbent le système endocrinien serait une contradiction fondamentale. Chaque ingrédient a été choisi pour ce qu’il apporte à la peau, pas pour ce qu’il coûte à produire.

→ Découvrir la gamme Amatera et ses ingrédients


Une dernière chose

Éviter les perturbateurs endocriniens dans ses cosmétiques ne résout pas tout. On y est exposé par d’autres voies : alimentation, plastiques, pesticides. Mais les cosmétiques sont une source d’exposition quotidienne, répétée, sur des zones d’absorption parfois importantes.

Réduire cette exposition là où c’est simple et accessible, c’est une décision raisonnable.

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Dominique Nemery, fondatrice Amatera Soins pro-age naturels pour femmes 40+

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